101, Avenue des Champs-Élysées : la maison LOUIS VUITTON vous invite aux voyages.
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101, Avenue des Champs-Élysées : la maison LOUIS VUITTON vous invite aux voyages.

À l’angle de l’Avenue des Champs-Élysées et de l’Avenue George V, Louis Vuitton a installé la huitième merveille du monde. Oui, nous n’avons pas peur des mots. Sur 1900 m2, impossible de la manquer, c’est la « Maison Louis Vuitton ». Temple du shopping pour certains, vrai labyrinthe pour d’autres, une chose est certaine, face à ses vitrines et ses espaces démesurés, l’effet Waouh est garanti. Visite guidée de ce lieu devenu culte.

Commençons par un peu d’histoire :

Dans la mythologie, les Champs-Élysées étaient une région paradisiaque destinée aux héros.
L’aménagement des Champs-Élysées a été voulu par Louis XIV en 1660 afin de relier la Concorde à la Butte Chaillot.
Initialement, la boutique Louis Vuitton se trouvait à la place du Sephora actuel, au numéro 70.
Pour Monsieur Louis Vuitton, une présence sur les Champs-Élysées est stratégique. Situés situe à l’époque de sa création entre deux gares : la Gare Saint-Lazare et la Gare d’Orsay (disparu aujourd’hui), le lieu est déjà très touristique et offre un transit de voyageurs important.

Une Maison pensée comme une promenade :

La maison Louis Vuitton est créée dans le style art déco le plus pure afin de ne faire plus qu’un avec l’avenue. Des baies vitrées donnant sur l’Avenue George V s’affichent comme de véritables paysages pour la boutique et participent à son décor. Sur les Champs-Élysées, on parle de « Maison Louis Vuitton » car cet espace – unique en son genre – propose l’intégralité de la gamme de la marque.

L’intérieur de la boutique s’organise de façon à donner une impression de promenade, de rizière dans la continuité de l’Avenue des Champs-Élysées.

Place à la visite :

La première partie de la boutique est appelée le plateau damier. Il expose les produits les plus iconiques de la maison pour les hommes et les femmes.

Vous êtes pressé(e) ? Louis Vuitton a pensé à tout avec le « Bags Bar » créé par l’architecte Peter Murano – un espace – dédié à la clientèle pressée qui sait ce qu’elle recherche et ne s’attarde pas en boutique. Cette partie de la boutique propose également les lunettes de soleil et les accessoires de sacs.

Un escalator volontairement dissimulé et joliment nommé « travelling staircase » apparaît à la suite de cette première partie. Voulu comme une coupure entre les différents univers de la maison Louis Vuitton, cet escalier sépare l’espace dynamique de l’espace feutré du premier étage. Petite anecdote : Pendant 40 secondes de montée, nous voici engagé dans une grande conversation avec notre vendeur autour d’une fresque temporaire représentant les plus grands sacs iconiques de la marque. Une véritable immersion dans l’univers de la marque… Quoi de mieux comme stratégie de fidélisation ?

Au détour de l’escalator, découvrez tous les sacs iconiques de la maison. Ainsi Alma, Speedy, Papillon, Keepall, Lockit, Noé, Mini HL, s’exposent aux yeux des plus curieux.

 

En arpentant la première partie du second étage, chaque visiteur découvre l’univers de la femme. Dans un premier temps, les accessoires (châles, lunettes de soleil). Puis, arrivent les souliers. C’est ensuite la collection de prêt-à-porter femme qui s’expose timidement. Un travail de merchandising digne d’une œuvre d’art.

Au travers de cette promenade, la boutique dévoile un semi-étage, point culminant de cette maison. Cet espace symbolise l’idée de rizière que recherche la marque avec ces vagues de sacs exposés. Fluidité et relief sont les maîtres mots de cet espace lumineux.

L’espace suivant nous fait pénétrer dans un univers de produits rares et exceptionnels principalement dédié à la maroquinerie connue pour ses matériaux d’exception. Depuis décembre 2011, à l’image de sa collection haute-couture, la marque a créé une collection « haute-maroquinerie » de sacs sur-mesure.
Le choix de confectionner son propre sac à main est offert aux clients sur un panel de 5 formes et 26 teintes de couleurs. Le cuir extérieur et intérieur, les finitions, la gravure du nom sont aux choix de chacun. Ces pièces exceptionnelles et uniques sont confectionnées dans les ateliers d’Asnières.
Lors de la vente d’un tel sac, une cérémonie particulière est organisée dans une espace VIP.
Le délai pour confectionner ces sacs va de 6 à 12 mois et les prix varient de 5650 à 45 000 euros.

Tout long de notre balade, les produits Louis Vuitton sont particulièrement accessibles. Il est possible de les toucher, les essayer… Mais ici s’arrête la liberté des sens. L’espace haute-maroquinerie ainsi que l’espace joaillerie qui s’en suit, sont les uniques espaces où les produits ne le sont hors de portée. Une différence notable qui élève les collections au rang d’Art.

C’est au travers d’un petit couloir, situé au niveau de l’horlogerie, qu’il est possible de passer de l’univers de la femme à celui de l’homme, principalement fait de bois et très intimiste.

Toujours en bois, un escalier permet d’accéder à un atrium majestueux qui représente le cœur de la maison des Champs-Élysées.
Cette pièce imposante en forme d’hémicycle à une hauteur équivalente à 5 étages. Le plafond ouvert permet à la pièce de changer d’atmosphère tout au long de la journée au gré du soleil, des nuages, de la lumière ou de la pluie.

 

900 lames d’acier entourent cet atrium, soit 14 km de long. La encore, il n’y a pas de hasard car c’est la distance aller-retour entre la maison des Champs-Élysées et les ateliers de confection d’Asnières. Ces lames de fers s’inspirent des stalactites qui se formaient dans la fontaine Lalique. La pointe des lames sont la symétrie parfaite de la surpiqure « cellier » des poignets torons que l’on retrouve sur certains sacs de la marque tels que le Speedy et le Keepall.

C’est au 7ème étage de la maison, que notre visite s’achève. Profitez d’un instant de détente au sein de l’espace culturel Louis Vuitton, ouvert en 2006.
Tous les trois mois, sous la direction de Marie-Ange Moulonguet, femme passionnée d’art et collectionneuse, une exposition temporaire est accessible à tous. Pour y accéder, passez par le magasin des Champs- Élysées où, pour une entrée en toute discrétion, on se donne rendez-vous au 60, rue de Bassano.

Le petit plus, bon à savoir :

Louis Vuitton n’a pas connu le monogramme. C’est son fils, George Vuitton qui en 1896 (4 ans après la disparition de son père) a voulu rendre hommage à son père en mettant les initiales LV. Les 3 arts, gothiques, contemporains et japonais sont représentés par les fleurs présentes sur l’imprimé monogramme. La première toile Vuitton était la toile Trianon, une toile unie, de couleur crème. Le deuxième ? Le Damier bien sûr.

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